Histoire de Madagascar

Sommaire.

Les 7 piliers

Une origine encore mystérieuse

Malgré encore de nombreuses inconnues et certaines hypothèses contradictoires, les nombreuses recherches pluridisciplinaires récentes, archéologiques, génétiques, linguistiques et historiques, confirment toutes que l'ensemble du peuple malgache est primordialement originaire de l'archipel indonésien. C'est très long pour venir, plus de 6000 km de navigation sur l'océan Indien. Étant donné les techniques de navigation de l'époque, ils ont très certainement fait de nombreuses étapes Ceylan, Inde, Arabie, Somalie. Vraisemblablement, durant ce voyage il y a eu de nombreux métissages et emprunts linguistiques. Beaucoup de peuples africains, parfois islamisés, traversèrent le canal du Mozambique (environ 400 km) pour revenir sur la grande ville.

La culture malgache contemporaine est le résultat de cette double influence :

  • la pirogue à balancier et les cultures vivrières venues de l'Asie du Sud-Est (notamment le riz);
  • la culture africaine se traduit par l'élevage du zébu ainsi que les vêtements traditionnels (lamba).

La langue la langue essentiellement d'origine asiatique a subi également les influences arabes et européennes résultant des diverses immigrations. D'après les spécialistes, les premiers arrivants se sont rapidement scindés en train les Vazimba (ceux de la forêt), des chasseurs et des cueilleurs, qui sont allés s'installer sur les hautes terres ; les Vazo (ceux de la côte) des pêcheurs qui se sont installés à l'ouest et au sud.

Des différents royaumes à l'unité malgache

Le XVIe siècle voir progressivement l'organisation des grands groupes ethniques malgaches se mettre en place, Sakalava à l'ouest, Antanosy au sud, Betsimisaraka à l'est et Merina dans les hautes terres. Durant le XVIIe et le XVIIIe siècle toutes ces ethnies s'adonnent joyeusement à des luttes de pouvoir agrémentées de quelques conflits avec de nouveaux arrivants. Mais petit à petit la puissance croissante des Merina va changer la donne.

Les différents rois et la reine de la monarchie Merina vont s'employer méthodiquement à soumettre les différentes ethnies de manière à unifier l'ensemble de la grande ile sous leur pouvoir. Mais petit à petit en cette fin de XIXe siècle le pouvoir échappe à la monarchie au profit des français des Anglais qui n'ont jamais cessé d'avancer leurs pions sur l'île rouge.

En 1885, cédant à la force, la reine Ranavalona III signe un traité de protectorat avec la France et lui accorde une indemnité de guerre. Plutôt que de se battre, les deux grandes puissances coloniale décident d'un partage, Madagascar revient à la France Zanzibar à la Grande-Bretagne.

Ranavalona III