Sur Place voyage à Madagascar

Sommaire.

marché au zébu d'Ambalavo

Décalage horaire

Dans l'hémisphère sud l'hiver astronomique austral est inversé et se déroule, environ, du 21 juin au 22 septembre. Durant la période hivernale européenne, il y a une heure de décalage en plus : quand il est 12 heures à Paris il est 13 heures à Tananarive. Durant le printemps et l'été européen il y a deux heures de décalage en plus : soit 12 heures à Paris 14 heures à Tananarive.

La longueur des journées varie très peu de l'hiver à l'été austral. En moyenne, il commence à faire jour de cinq heures à 5h30 jusqu'à six heures à 6h30. Il y a quand même une différence notable sur les 1500 km du sud au nord.

Heure à Madagascar
Heure à Madagascar

Heure actuelle
Madagascar

Chez les Betsileo

Hébergement (hôtel, gîtes)

Canal des Pangalanes

Nourriture (restaurants, gargotes, dans la rue)

Les pousse-pousse d'Ambalavo

Langue et langages

La langue malgache fait partie de la famille des langues malayo-polynésiennes, comme l'indonésien, dont elle est issue. Néanmoins, elle a intégré des influences bantoues, arabes et européennes.

À Madagascar, vous n'aurez pas de mal à vous faire comprendre : on parle le français dans toute l'île. Ce qui ne signifie pas pour autant que tout le monde parle le français. Cela dépend de l'endroit où l'on se trouve (ville ou campagne), mais aussi de la génération de votre interlocuteur.

La « malgachisation » de l'enseignement a commencé un peu avant le premier avènement de Ratsiraka en 1975. Une malgachisation avait été réclamée par les étudiants lors des événements de mai 1972. Les élèves ayant de grandes difficultés à l'université où l'enseignement se faisait encore en français. Celui-ci est redevenu langue d'enseignement depuis 1993.

Circuit du Palais de la Reine

Dans toutes les grandes villes, dans les restaurants, les bars, les hôtels on parle couramment le français. Dans la rue beaucoup le parle ou le comprennent à peu près. Certains, notamment les anciens, seront enchantés de discourir avec vous dans la langue de Voltaire : il y en a qui le parle vraiment très bien avec des expressions qui fleurent le vieux français désuet, mais qui ne manque pas de charme.

Quelques précautions à prendre

Il ne faut surtout pas oublier que l'on voyage dans un pays très pauvre et que, quelque part, on ressemble un peu à une tirelire montée sur pattes. Certes, les voleurs et les pickpockets sont loin d'être une majorité néanmoins, il sont nettement plus habile et rapide que vous ne le pensez.

Quelques précautions élémentaires à prendre : Il faut éviter au maximum de susciter la convoitise en exhibant une montre de prix au poignet, un iPad. Ne pas se promener avec un appareil photo qui pend négligemment. Je sais que cela est très dur pour vous, Mesdames, mais éviter de vous promener avec un sac à main même en bandoulière (vous n'imaginez pas la vitesse à laquelle on peut vous l'arracher).

Ne pas mettre de l'argent, un téléphone dans les poches des pantalons : ceci est vraiment impératif lorsque vous vous déplacez au milieu de la foule notamment dans les marchés.

Pour tout ce qui est argent, carte de crédit, passeport, etc. il faut privilégier une sacoche ceinture assez plate que l'on porte sous les vêtements.

La nuit, surtout dans les grandes villes, il faut éviter de se promener n'importe où. Si vous allez au restaurant où si vous sortez en discothèque il faut utiliser un taxi pour le trajet.

Durant l'approche de la Manambolo

Alors, un pays dangereux Madagascar pas plus que les autres y compris celui dans lequel on habite. Il ne faut pas se masquer la face, l'insécurité augmente partout dans le monde seulement dans les pays très pauvres nous somme considérée comme des milliardaires, alors bien sûr nous attirons plus la convoitise que dans notre pays.

Téléphone

Lémurien (maky)

Courrier, poste

Le courrier est généralement lent entre Madagascar et l'Europe, et assez peu fiable. Éviter les bureaux de poste des toutes petites localités. Timbres décollés, cartes postales oubliées ou dérobées sont légion... Mais bon, globalement à partir des grandes villes le courrier arrive quand même. Il n'est pas toujours facile d'acheter des timbres-poste très souvent, la poste elle-même est en rupture. En revanche, on en trouve presque tout le temps dans les magasins des Karana ((Indo Pakistanais).

Si d'aventure vous avez vraiment besoin d'envoyer ou de recevoir un courrier ou un colis important, le mieux est de faire appel à DHL. Certes ils sont chers, mais ça fonctionne et c'est sûr. Plusieurs PointDHL sont ouverts dans chacun des six chefs-lieux de province, mais également dans quelques grandes villes.

Escalade dans la vallée du Tsaranoro

Internet

Toutes les villes un peu importantes ont des cybercafés proposant des connexions Internet, plus ou moins rapides (plutôt moins). Un grand projet de câblage de Madagascar a démarré.

Le wifi est de plus en plus présent dans les hôtels de gamme moyenne ou supérieure et souvent gratuit, mais il rame beaucoup et n’est fréquemment disponible qu’à l’accueil ou dans les parties communes. Certains cafés et restos le proposent également. Globalement, les cyber fonctionnent plutôt bien pour un prix relativement modique aux alentours des 2500 ar de l'heure.

Il y a une grosse amélioration ces derniers temps. Sur Tananarive, sans avoir la qualité européenne, cela fonctionne vraiment très bien. Dans les chefs-lieux de province, le fonctionnement est correct et largement suffisant pour toutes les utilisations pratiques que l'on attend (ouvrir les mails et répondre, vérifier son compte en banque ou bien effectuer un virement bancaire, consulter les sites des compagnies aériennes, etc.).

Archipel de Nosy Hara

Emmener son iPhone à Madagascar peut s'avérer couteux, en particulier à cause des frais dits "de roaming" liés à l'utilisation des réseaux des opérateurs locaux. 3G, Mails, WiFi et j'en passe peuvent vous coûter très cher . Deux solutions pour ne pas se ruiner utiliser systématiquement la Wifi gratuite partout où elle est présente dans les hôtels dans les restaurants et dans les bars ; acheter une carte Sim environ 3000ariary (moins de 1 euro) puis des recharges prépayées dès votre arrivée.

Transports intérieurs

Les distances sont importantes à Madagascar (1500 km du nord au sud), les routes sinueuses et souvent en mauvais état. Il y a un choix à faire entre l’avion ou bien la route avec dans les deux cas des avantages et des inconvénients.

L’avion s’est bien sur le moyen plus rapide, la durée des vols varie de 30 minutes à 2h30 suivant les itinéraires et les escales. À l’exception notable de Fianarantsoa, la plupart des grandes villes sont desservies à partir de Tananarive. Il y a même quelques vols intérieurs à partir de Diego Suarez et Nosy Be. Les vols sont chers, il n’y a pas de concurrence, air Madagascar en possède quasiment le monopole. À titre d’information, il faut compter environ 350 € pour un vol aller-retour Tananarive Diego Suarez : un peu moins à peu près 250 €, si vous avez pris le billet international avec air Madagascar.

De temps en temps, il y a quelques problèmes avec les vols intérieurs. Soit, ils sont en retard, ils peuvent également être reportés le jour d'après, voir un peu plus ; ou bien vous arrivez sans les bagages. Dans ce dernier cas en général vous les récupérez le lendemain. Il est prudent de mettre, dans le sac cabine, outre les objets de valeur ce qui vous est vraiment utile, disons immédiatement.

Depuis peu, il y a Madagasikara Airways, une compagnie aérienne créée en 2015, qui ambitionne de devenir la référence en déplacement aérien. Elle effectue des vols intérieurs, depuis Antananarivo vers Tamatave , Sainte Marie, Sambava, Antsiranana (Diego Suarez), Tuléar, Majunga. Il y a également en direction de l'île de la Réunion.

La route, bien sûr les trajets sont longs à peu près 20 et 24 heures (suivant l’état des routes, de la circulation et des pannes) pour Tananarive Diego Suarez ou bien Tananarive Tuléar.

En revanche, certains itinéraires sont absolument splendides, je pense, à la RN 7 de Tananarive jusqu’à Ambalavo ou bien de Tananarive à Tamatave.

Deux solutions pour voyager par la route :

Le taxi-brousse, c’est la moins onéreuse en revanche, il roule souvent de nuit (ce qui au-delà de la fatigue est gênant pour le paysage), s’arrête très peu uniquement pour manger et aller aux toilettes. Il faut bien choisir sa compagnie sans trop regarder le prix qui très souvent s’il est avantageux se fait au détriment de la sécurité.

Arbre du voyageur

Si l'on est plusieurs, ma préférence va à la location du véhicule avec chauffeur pour le trajet ce qui est avantageux si l’on reste plusieurs jours au même endroit et que l’on n’a pas besoin de véhicule (quand un particulier ou un groupe loue toutes les places du véhicule, ils appellent cela un spécial). Cela peut être une berline, un véhicule tout-terrain, un minibus. L’avantage de cette solution c’est qu’elle permet de négocier les arrêts, de voyager durant la journée pour voir le paysage, et de scinder le voyage (il est plus agréable de faire un voyage en deux jours avec chacun 10 heures de route que sur un seul jour en 20 heures) bien sur le prix tiendra compte du nombre de jours. À titre indicatif, sur Tananarive une berline correcte peut se louer avec chauffeur environ 80 000 ariary la journée un véhicule tout-terrain 120 000 ariary la journée à cela il faudra rajouter le prix du carburant qui est sensiblement de un euro pour l’essence un peu moins pour le diesel. En demandant dans les hôtels, on peut trouver une solution économique, à négocier, avec un prestataire qui a déjà acheminé des personnes et qui retourne à vide : en général, ce sont les trajets retour depuis la province vers Tananarive.

Électricité

Le courant utilisé est du 220 V et les prises sont les mêmes qu’en France.

Les grandes villes connaissent régulièrement des dysfonctionnements dans l’approvisionnement en électricité : la Jirama (société d’État) coupe souvent plusieurs heures par jour dans les zones non prioritaires... Certains établissements y suppléent par leur propre groupe électrogène, et les panneaux solaires commencent à s’étendre.

Ne pas oublier les lampes de poche. Dans certaines régions très isolées, il n’y a parfois pas d’électricité du tout. Le soir, c’est la bougie ou la lampe à pétrole.

Dans l’ensemble, en dehors de quelques coupures de courant qui certes ne tombent pas toujours au moment opportun vous ne manquerez pas d'électricité et vous pourrez recharger ou utiliser vos appareils électroniques.

Sur la Bemariva (côte est)

Douanes

À l’arrivée, un voyageur a le droit d’amener les marchandises suivantes :

  • 2l de boissons alcoolisées ;
  • 2 cartouches ou 20 paquets de cigarettes ;
  • Ar 400 000 de billets de banque en monnaie locale ;
  • Effets vestimentaires et tout objet ne présentant aucun caractère commercial.

Marchandises non soumises à établissement d’une déclaration à l’exportation au départ international. Un voyageur a le droit d’amener les marchandises suivantes :

  • Ar 400 000 de billets en monnaie locale ;
  • 250 gr de bijoux poinçonnés pour les résidents ;
  • 1 kg de bijoux poinçonnés pour les non-résidents sous réserve de présentation d’une déclaration de change correspondant à la valeur des bijoux ;
  • 2 kg de vanille préparée (gousse, tressée) ;
  • 5 kg de graines sèches (haricots, lentilles, pois du cap, etc.) ;
  • 1 kg d’oignons ;
  • 1 kg de poivre ;
  • 1 kg de café ;
  • 5 kg de viandes (congelées, réfrigérées ou séchées) sauf l’Union européenne ;
  • 10 kg de poissons et fruits de mer (congelés, réfrigérés ou séchés) à concurrence de 2 kg par espèce, achetés auprès des établissements agréés.
Dans la vallée du Tsaranoro

À l'arrivée internationale de l'aéroport d'Ivato à Tananarive il y aura bien sûr un contrôle de douane. Celui-ci cible particulièrement les Vahaza, car bien évidemment il y a possibilité de prendre un bakchich. Très souvent d'ailleurs même lorsque vous êtes en règle il réclame quand même un petit cadeau. Ne pas hésiter à refuser toujours avec le sourire bien entendu, car ils ne sont pas méchants ils essayent tout simplement.

Argent, banques, change

L'unité monétaire est l'ariary (Ar), qui a remplacé en 2005 le franc malgache (Fmg). Dans certaines provinces, surtout au nord, les prix sont parfois encore donnés en francs malgaches : faites-vous-le préciser pour éviter les malentendus !

Un ariary, mot signifiant « cinq francs », vaut cinq fois plus que 1 Fmg (soit 1 Ar = 5 Fmg). On trouve des billets de 20 000 (rarement) 10 000, 5 000, 2 000, 1 000, 500, 200 et 100 Ar. Il existe aussi une série de pièces de 50, 20 et 10 Ar que vous aurez peu l’occasion d’avoir en main. Il y a une grande fluctuation du cours de la monnaie c'est pourquoi nous avons affiché le concours officiel des devises directement sur le site. Le marché noir est une vieille pratique nationale. S'il est parfois avantageux, il pourrait être une source d'ennuis. D'autant qu'il y a de la fausse monnaie en circulation.

Conseil : pensez à vous munir de suffisamment d'argent liquide entre 2 villes (mais pas trop non plus vu l’insécurité latente). Pendant un séjour de 15 jours en brousse, la carte de paiement ne vous sera pas d'un grand secours.

On conseille de partir avec le maximum d’argent liquide en euros (mais pas trop, sécurité oblige...). Il est presque partout possible de les changer. Sachez, à cet effet, que les billets de 50 € et plus sont souvent gratifiés d’un meilleur taux (qui peut atteindre un bon 5 %) ! Assurez-vous qu’ils soient en bon état. Les francs suisses et dollars canadiens ne sont acceptés que dans les grandes villes. Sinon, toujours avoir de la petite monnaie sur soi, car les commerçants et chauffeurs de taxi en ont rarement.

A Madagascar, la carte MasterCard est moins souvent acceptée dans les distributeurs que la Visa, même si ça change petit à petit (privilégiez la BNI). Certaines banques comme la BOA l’acceptent au guichet, mais l’opération peut demander du temps. Quant à American Express et Diners Club : oubliez ! Évitez de multiplier les « petits » retraits : certaines commissions fixes renchériraient alors le cours moyen appliqué par votre banque. Bon, certes, les retraits sont limités, selon les banques malgaches, entre 200 000 et 400 000 Ar maximum...

Parc des baobabs (Ifaty)
Cours des devises

On trouve des distributeurs automatiques dans presque toutes les banques des villes. Dans les plus petites localités sans distributeurs, les délais aux guichets peuvent être assez variables (entre 10 mn et 1 journée), car aucune somme ne peut être délivrée sans une autorisation obtenue par téléphone.

Petit conseil : n’attendez jamais d’être à sec pour vous lancer à la recherche de liquide et soyez prévoyant dès que vous quittez les sentiers battus et les principales agglomérations.

Savoir-vivre et coutumes locales

Plaga de Ramena